Dormir, c’est (sur)vivre !

Les cyclistes amateurs, des débutant-e-s aux expert-e-s, dissertent des heures sur leur entraînement ; il s’agit de dénombrer les heures passées sur la selle ou en salle de sport ; scruter les watts développés et les kilomètres parcourus ; disséquer l’intensité et le type d’effort de leurs séances. Mais peu sont enclin-e-s à parler de leur récupération. En fait, une idée communément admise est qu’en dessous de 20 heures d’entraînement par semaine, nous serions à l’abri du surentraînement. Que seul-e-s les professionnel-le-s, qui s’infligent des charges et des intensités d’entraînement apparemment surhumaines, courent ce risque.

Alors que nous autres qui jonglons avec de multiples vies sommes justement particulièrement guetté-e-s par ce trouble qui affecte gravement la santé et la performance. Jeukendrup, chercheur dans le domaine de la nutrition sportive, a beaucoup écrit sur la question. Il rappelle que les facteurs de risque du « surentraînement » ne sont souvent pas en lien avec l’entraînement : apports énergétiques insuffisants, consommation d’hydrates de carbone inadéquate, déshydratation, alimentation déséquilibrée, chaleur, décalage horaire, (petites) infections, monotonie dans l’entraînement, et stress !

En lisant cette liste, je pense à mes potes d’entraînement qui travaillent souvent de nuit, aux personnes qui jonglent avec boulot, famille, amis et sport, à celles qui mangent au vol, ou au restaurant, à celles qui se retrouvent devant le frigo vide parce qu’entre faire les courses et s’entraîner le choix est vite fait… à la grande majorité des sportif-ve-s, donc !

« Dormir, c’est mourir un peu » est une citation (de qui ? je ne sais plus)  imprimée dans bien des têtes. En voilà une bêtise ! Dormons joyeusement, récupérons de nos vies à grande vitesse, réhabilitons la sieste et intégrons les heures d’oreiller dans nos plans d’entraînement !

PS Pour plus de lecture sur l’impact du sommeil (ou de son manque) sur la performance, je recommande les 3 derniers numéros de Sport et vie, en particulier le N°130.

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    • Astrid Matute
    • 21 juin 2012

    Coucou Maiike j’ai appris hier que tu avais fait une mauvaise chute à vélo et je voulais te témoigner toute mon amitié !! J’espère que ce n’est pas trop grave … Te tiens les pouces et t’envoie plein de bonnes choses pour ta convalescence.
    Bisou
    Astrid

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