C’est de saison !

Frappant comme les cyclistes sont prêts à dépenser des sommes considérables pour alléger leur vélo. Les grammes se chiffrent vite à plusieurs centaines de francs. Evidemment, le gain de poids n’est pas la seule motivation. L’amour du beau matériel, le plaisir de visiter les magasins de vélo, de soupeser des roues, d’admirer la facture d’un cadre, d’écouter des roulements neufs… autant de raisons qui envoient les fanas de vélo à la recherche de la pièce qui manque. Surtout à l’approche de Noël !

Du moins, j’ose croire que la vraie raison qui motive Alain à s’offrir une nouvelle paire de roues est bien le plaisir d’un joli cadeau à mettre sous le sapin, et non pas la différence de poids d’avec la paire précédente. Quelques centaines de grammes qui ont un sacré coût ! Je lui ai soufflé qu’il serait sans doute plus efficace de perdre 3 ou 4 kg, d’autant qu’Alain a un léger surpoids. Offusqué, il m’a dit que la saison n’était pas à la perte de poids !

La chasse au poids est centrale dans la vie des cyclistes (un peu) sérieux. Nous sommes nombreux à nous souvenir de Jan Ullrich au sortir de l’hiver, lesté d’un certain nombre de kilos incompatibles avec la pratique sportive de haut niveau. En réalité, s’il s’était trouvé sur une plage en plein été, il aurait eu l’air juste «normal ». Mais parmi les coureurs affutés, le contraste était saisissant. Car les coureurs du peloton sont minces. Très minces. Même les « gros costauds » semblent freluquets lorsqu’on les croise dans la vraie vie. Cette chasse aux kilos pose souvent des difficultés éthiques aux diététicien-ne-s : le trouble du comportement alimentaire n’est jamais loin, et la restriction chronique à un coût : malnutrition, fatigue, obsessions alimentaires, troubles de l’humeur et autres compulsions alimentaires.

Pour les cyclistes raisonnables toutefois, il s’agit plutôt de rester autour du poids de forme durant l’hiver. Rien de terrifiant : maintenir une activité physique régulière (en général un pur plaisir pour les sportifs) et adapter les apports alimentaires à la sensation de faim. Chez les sportifs, les besoins énergétiques restent considérables, même entre-saison, donc il y a une belle marge de manœuvre pour se faire plaisir à table. Nul besoin de viser un poids inférieur à la norme, encore moins de se restreindre drastiquement, ce serait contre-productif, mais respecter sa sensation de satiété et éviter les fringales incontrôlables en mangeant régulièrement. Et puis, ne pas forcer sur les calories cachées et consommées si vite qu’elles sont vite oubliées…  en particulier les boissons autres que l’eau. C’est de saison…

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